Le fonds et collection Jacques Gubler constitue un ensemble documentaire à la croisée entre bibliothèque de travail, collection iconographique et archives personnelles. Il reflète – de façon partielle – les activités d’enseignement et de recherche de l’historien de l’architecture Jacques Gubler, spécialiste reconnu de l’architecture moderne suisse.
Le cœur de l’ensemble est formé par une bibliothèque spécialisée [non cataloguée], constituée dès les années 1960 par achats et abonnements, complétée par des ouvrages issus de la Bibliothèque centrale de l’EPFL. Conservée comme outil de travail, cette bibliothèque couvre principalement l’histoire de la construction, la théorie architecturale et les pratiques professionnelles.
À cette bibliothèque s’ajoute une petite collection documentaire composée de dossiers thématiques mêlant coupures de presse, brochures, correspondances et documents historiques. Ces dossiers témoignent d’un intérêt pour les débats architecturaux et patrimoniaux, ainsi que pour certaines figures majeures. Ils incluent également des documents techniques relatifs à de grands projets d’ingénierie, tels que les projets d’usines hydroélectriques sur l’Allondon (1946), et l’aménagement du barrage de la Grande Dixence, avec rapports techniques, études économiques et expertises.
La collection iconographique comprend des tirages photographiques originaux réalisés lors de voyages (Evian, Arcachon), des reproductions d’images d’architecture (dont la maison de Viollet-le-Duc à Lausanne), ainsi qu’un corpus de gravures issues notamment de la Scuola del bianco e nero.
Le fonds proprement dit conserve enfin des documents personnels : correspondances, carnets de notes manuscrites et matériaux plus atypiques, tels que des chansons liées au thème du béton armé ou à la ville de La Chaux-de-Fonds.
Le fonds Max Schlup réunit les archives produites entre 1946 et 1999 par une figure majeure de l’architecture moderne en Suisse, principalement actif à Bienne. Formé au Technikum de Bienne et fondateur de son bureau en 1948, Schlup s’inscrit dans le courant de l’« École de Soleure », aux côtés d’Alfons Barth, Franz Füeg et Fritz Haller. Son œuvre se caractérise par une maîtrise des structures en béton armé et en acier, ainsi que par une attention particulière à l’intégration des arts plastiques.
Le fonds rassemble des archives techniques, administratives et photographiques couvrant l’ensemble de son activité. Il comprend des plans originaux, des dossiers de projet et de chantier, ainsi que des correspondances et documents de gestion, offrant une vision complète du fonctionnement de son atelier.
Une place centrale est occupée par le Palais des Congrès de Bienne (1961–1966), projet associant fonctions culturelles, équipements publics et tour administrative. Ce projet est particulièrement bien documenté, notamment grâce à un apport d’archives complémentaire (donation Studer), mais il n'est que très partiellement inventorié.
Les équipements scolaires constituent un autre axe important, avec le Gymnase du Lac à Bienne (1963–1982) et l’école primaire de l’Allée de la Champagne.
Objets inventoriés :
- Gymnase du Lac à Bienne
- école primaire de l’Allée de la Champagne
Objets NON inventoriés :
- Palais des Congrès de Bienne
- Autre à déterminer / à vérifier
Le fonds documente l’activité du comité-MESO, en particulier la phase de conception et de promotion du projet de métro. Il comprend de la correspondance, des procès-verbaux, des documents techniques et des dossiers relatifs à l’historique de l’association et à ses relations avec les autorités. La partie strictement comptable et financière n’a pas été intégrée aux collections.
Le fonds témoigne des débats techniques et politiques sur les infrastructures de transport dans l’Ouest lausannois à la fin du XXe siècle.
Le fonds documente les projets de Bernard Tschumi, en collaboration avec Luca Merlini et Emmanuel Ventura, pour la requalification de la vallée du Flon à Lausanne.
Il s’inscrit dans un moment clé de transformation urbaine : le passage d’une zone industrielle et logistique à un quartier central. Le fonds retrace les différentes étapes de cette mutation à travers concours, études et avant-projets, notamment autour du projet « Ponts-Villes » (1989–1992) et des propositions pour l’interface des transports.
L’ensemble comprend des dessins originaux, plans, photographies, dossiers documentaires et plusieurs maquettes. Les correspondances et notes de travail permettent de suivre l’élaboration des projets, les échanges entre architectes, ingénieurs et autorités, ainsi que les procédures liées aux concours et à la planification.
Conservé initialement dans les agences de New York et de Paris, le fonds a été donné aux Archives de la construction moderne–EPFL en 2018–2019.