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Affiches
0185.02 · Series (en) · 1974-2007
Part of BIANCHI Edith

Thématiques abordées (1974-1991, suite non inventoriée) :

  • débat théorique : Problèmes de la sémiologie dans l’architecture (1975), L’architecture est-elle un texte ? Lecture structuraliste (1979), Architecture, dialogue, expérimentation : une approche herméneutique du projet (1988), Parler architecture : Vitruve et le vitruvianisme(1991), ...
  • dimension urbaine et politique de l’architecture : dès les années 1970, les intitulés font apparaître les questions du logement, du foncier, de la participation et de la transformation de la ville: La question du logement (1974), Terre à vendre (1975), Urbanisation et pouvoir local (1976), Le plan directeur de Livourne : de l’histoire à la participation (1979), La crise de l’urbanisme (1978), De la ville à la métropole (1984), Aménagement des espaces publics de la ville (1991), ...
  • histoire de l’architecture / histoire comme instrument critique pour le présent : récurrence de figures comme Le Corbusier, Palladio, Ledoux, Loos, Perret, Terragni, Mies van der Rohe, Mallet-Stevens, Kahn ou Wright. Interrogation des notions comme la modernité, le rationalisme, le classicisme, le vernaculaire, la restauration, ou encore le rapport à l’histoire dans le projet contemporain.
  • aires géographiques et cultures architecturales variées : Italie, l’Espagne, le Tessin, le Portugal, la Suisse, les États-Unis, le Japon, l’Inde, le monde islamique, l’Algérie, le Brésil, la Polynésie, les Dogons ou encore les Mayas.
  • transformations contemporaines de la discipline : débats sur le postmodernisme, le rationalisme, le déconstructivisme, les nouvelles formes urbaines et les positions émergentes de la fin des années 1980: Deconstructivist Architecture (1989), Coop Himmelblau (1989), Peter Eisenman versus Hiromi Fujii (1990), mais aussi des conférences consacrées à Siza, Calatrava, Renzo Piano, Fuksas, Behnisch, Cruz & Ortiz, Snozzi, Natalini ou Schindler.
  • rapports entre architecture, arts visuels et représentation : Magritte, Giacometti, Mondrian, la peinture de la Renaissance, la sculpture, la photographie, le théâtre, le dessin, la couleur, l’image architectonique, le geste graphique.
  • matérialité constructive et techniques : Construire en terre (1983), L’architecture en bois (1980), La nouvelle génération des coques minces (1986), Profils, joints, finissages (1989), ...
  • réflexion sur la pédagogie elle-même: Les jeux de simulation - Moyens didactiques (1974), Perception et expression plastique, travaux d’étudiants (1975), Travaux d’étudiants en architecture (1976), Le projet d’architecture et son enseignement (1986), Atelier de pédagogie du projet d’architecture (1990), ...
0185.02.0001/01 · Item (en) · 1974
Part of BIANCHI Edith

29 mai 1974 – Conférence de John TAYLOR, directeur du centre de recherche sur l’environnement et professeur à l’Université de Sheffield
Les jeux de simulation en architecture et en urbanisme sont encore peu connus dans les pays francophones. Ils ont été développés surtout en Angleterre, aux USA et au Canada et y trouvent une large application dans certaines phases de l’enseignement

Terre à vendre
0185.02.0002/01 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Projection film.
Tourné à la demande de l'Initiative pour l'Aménagement équitable du sol vaudois, ce film pose le problème de l'achat des terrains des paysans pour la construction d'immeubles ou de l'autoroute mettant ceux-ci dans l'impossibilité d'exploiter un domaine.

Superstudio
0185.02.0002/03 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition par J.-P. FICCI et A. NATALINI, architectes, Superstudio.
Créé en 1966, le bureau d'architecture florentin Superstudio développera son activité dans la recherche théorique de l'architecture et dans le design. Superstudio produit des films et des projets de divulgation sur des thèmes fondamentaux qui sont des tentatives critiques de détermination de nouvelles bases théoriques et anthropologiques de l'architecture. En développant à l'extrême une tendance architecturale ou urbanistique, leurs projets, parfois utopiques, servent d'avertissements.

Pays Dogon
0185.02.0002/05 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Pays dogon par
Claude LEFEBVRE, auteur de l'exposition.
Les Dogons habitent une région de steppe située au sud-ouest de la boucle du Niger à Tombouctou et constituent quelque sept cents petites communautés qui s’alignent le long de la falaise de Bandiagara. Par leurs conditions de vie fondamentales, les Dogons ne diffèrent pas en apparence de leurs voisins immédiats. Cependant, ils ont mis au point un mode de vie qui les distingue de tous les autres peuples d'Afrique. Ils se sont livrés à une méditation approfondie de tous les phénomènes de l'existence et leurs créations : en particulier l'architecture : sont animées d'un symbolisme minutieux qui trouve sa source dans la conception même de l'univers.

0185.02.0002/06 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Giovanni BRINO, professeur au Politecnico de Turin.
Donaldville, la ville qui, dans les aventures de Donald Duck, joue le rôle de toile de fond n’est pas seulement la ville symbole de la société américaine. A travers l'analyse de ses composantes topographique et culturelle, Giovanni Brino établit l'analogie : à défaut d'identification : entre Donaldville et Los Angeles, modèle de la métropole post-urbaine.

0185.02.0002/10 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Film.
Peintre et dessinateur belge, Magritte (1895-1967) recourt à une facture impersonnelle pour représenter des motifs hétéroclites qui, déplacés de leurs contextes, sont invertis dans leurs fonctions et permutés dans leurs attributs. Il recherche par le biais de l'humour et de l'absurde à démonter les mécanismes de la représentation.

Le Corbusier, bâtisseur
0185.02.0002/15 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Présentation audiovisuelle de l'oeuvre du Corbusier par :

  • Jacques GUBLER, chargé de cours à l'EPFL
  • Tita CARLONI, chargé de cours à l'EAUG
  • Jean-Marc LAMUNIERE, professeur à l'EPFL
    suivi d'un spectacle donné au Théâtre de Vidy par le Théâtre populaire romand (TPR).
Les Carmathes du Sud-Yemen
0185.02.0002/16 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Film de Claude DEFARGE.
Communistes depuis plusieurs siècles, les Carmathes forment une ethnie qui vit repliée dans les montagnes à l'écart des influences du monde islamique. Leurs maisons remarquables, construites en pierre sèches, sont l'exemple des gratte-ciels d'Arabie du Sud.

0185.02.0003/18 · Item (en) · 15 décembre 1976
Part of BIANCHI Edith

: Conférence de Jean-Pierre PROTZEN, professeur à l'Université de Californie à Berkeley.
Comment l'architecte (l'urbaniste, l'aménagiste du territoire, etc..) peut-il juger de la qualité de ses plans ? Sur quels principes ces jugements sont-ils basés ? Le public affecté par le travail de l'architecte doit-il se fier à ces jugements ? Les problèmes d'architecture (d'urbanisme, d'aménagement du territoire, etc.) sont des problèmes éminemment politiques. Le choix du « meilleur » plan ne doit pas être délégué aux experts : ne devrait-on pas soumettre des variantes au vote populaire ? Un bon plan ne peut émerger que d'un effort politique commun : ou contradictoire : conduit selon des règles à instaurer.

0185.02.0003/03 · Item (en) · 22 janvier 1976
Part of BIANCHI Edith

Introduction à l'exposition Nouvelles tendances de l'architecture au Tessin par Martin STEINMANN, GTA, EPFZ, suivie de la conférence de Bruno REICHLIN, Un projet de restauration : Castel Grade à Bellinzona.
27 janvier 1976 : Conférence de Mario BOTTA, Le projet architectural : un point de vue
4 février 1976 : Conférence de Gian-Carlo DURISH, Le parti architectural.

Films ethnographiques
0185.02.0003/14 · Item (en) · 17 novembre 1976
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  • La grande case bamiléké : Film de William HAMON.
    Reportage documentaire sur la reconstruction de la Grande Case en pays Bamiléké, « acte de foi » collectif et merveille d'architecture artisanale. Prix du meilleur film documentaire (St Cast, 1966).
  • Cases : Film réalisé par un groupe d'architectes
    Exposé de la technique de construction de divers types de cases de populations du Nord Cameroun.
0185.02.0003/09 · Item (en) · 6 au 14 mai 1976
Part of BIANCHI Edith

Montage audiovisuel.
L'objet du montage est de présenter les architectures réalisées par des communautés ou des personnes qui, à des titres divers, sont marginales dans la société américaine contemporaine. On peut y déceler l'apparition d'un mode de vie différent, l'émergence d'un comportement nouveau vis-à-vis de la société de production, du travail et du plaisir, la naissance de rapports nouveaux des individus avec la nature, l'éclosion d'un nouveau langage architectural. On peut surtout y dénoter l'apparition de pratiques nouvelles par lesquelles les habitants tentent de maîtriser eux-mêmes, sans intermédiaire, leur cadre de vie quotidien et de se protéger des méfaits aliénants, répressifs et dépersonnalisants de notre environnement moderne.

0185.02.0003/12 · Item (en) · 8 juin 1976
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Conférence de Franco ROSSO, architecte et professeur-assistant au Politecnico de Turin.
La conférence aura pour objet l'oeuvre de l'architecte piémontais Alessandro Antonelli, non pas tant sur la base de ses oeuvres les plus connues, la Mole Antonelliani de Turin et la coupole de S. Godenzio de Novarre mais sur la base de l'entité de son activité : passablement méconnue : d'architecte civil et d'urbaniste. Le problème de la maison d'habitation fut certainement un des problèmes centraux de la recherche architectonique d'Antonelli qui a élaboré et réalisé des propositions tout aussi nouvelles que ce qui se faisait en Europe ou en Amérique et il a travaillé aussi longtemps et avec beaucoup d'incidence sur l'urbanisme des villes de Turin et de Novarre.
La conférence sera donc orientée sur ces deux points afin de dégager Antonelli des idées conventionnelles qui en font une sorte de constructeur bizarre et génial mais égaré dans des problèmes étrangers à la culture architectonique la plus vivante du XIXe siècle et de le réintégrer dans cette position de premier plan qui lui revient parmi les expériences de pointe de l'architecture du siècle dernier. (FR)

0185.02.0003/17 · Item (en) · 9 décembre 1976
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition par Mario BOTTA, architecte.
« On ne peut pas bâtir haut, il faudrait pouvoir bâtir sans bâtir et puis il faut trouver l'échelle ». (LC) Avec ce projet se terminait en 1965 la longue et patiente recherche créatrice du maître, aboutissement de nombreuses années de travail et expression d'un riche répertoire formel et idéologique. Il s’agit d'une œuvre nouvelle par la diversité de ses aspects, différente de toute sa production architectonique précédente. Elle donne une ouverture nouvelle à sa recherche et est particulièrement émouvante par son humilité et son exceptionnel contenu artistique.

Le familistère de Godin
0185.02.0005/01 · Item (en) · 11-25 janvier 1978
Part of BIANCHI Edith

Exposition du centre Georges Pompidou : centre de création industriel à Paris et de l'office des Archives de l'architecture moderne à Bruxelles.

Christo : Running Fence
0185.02.0005/03 · Item (en) · 1er février 1978
Part of BIANCHI Edith

Film de MAYSLES et ZWERIN, commentaire et débat par CHRISTO. 
Le projet Running Fence, œuvre d'art temporaire, mise en œuvre par Christo, consiste en 2050 panneaux de nylon blanc dont chacun fait 18 pieds de large, supportés par des perches d'acier et des câbles ancrés dans la terre. La clôture ondule à travers un terrain plus ou moins mouvementé et se jette dans la mer après avoir parcouru une distance de 24 miles. l'œuvre d'art, achevée le 10 septembre 1976, restera visible pendant 15 jours et sera complètement démontée le 31 octobre. Frais de construction : 2 millions de dollars.
Tout ce que Christo a présenté ces dernières années à un public chaque fois plus interloqué, sceptique et finalement conquis, exige des superlatifs toujours plus forts. Le Running Fence subsiste aujourd'hui : comme tout autre projet de Christo : uniquement comme souvenir et comme documentation. Christo travaille sur deux paramètres : la monumentalité et la fuite du temps. Il apparaît comme un promoteur de souvenirs. « Je recherche l'involontaire beauté de l'éphémère ».


0185.02.0005/06 · Pièce- · 24 mai 1978
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Vittorio GREGOTTI, professeur au Politecnico de Milan, à l'Ecole d'Architecture de Palerme et invité au DA
l'architecture italienne a eu pendant les dix dernières années un grand succès international. Le rôle principal a été joué par la génération qui, entrée à l'université juste après la guerre, a commencé à travailler dans la seconde moitié des années 50.
Quelles sont les caractéristiques, les tendances idéelles, les résultats : quel est le débat, le rôle public et quelles sont les limites de l'activité de cette génération ?


0185.02.0005/10 · Item (en) · 2 novembre 1978
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Alberto Sartoris par Jacques GUBLER, chargé de cours l'EPFL
.
Né à Turin en 1901, élevé à Genève où il étudie à l'Ecole des Beaux-Arts, transalpin au sens où son activité se déploie à la fois à Turin, Côme, Genève et dans les cantons de Vaud et du Valais, Alberto Sartoris est connu dans l'histoire du « Mouvement Moderne » pour avoir participé au premier CIAM de la Sarraz en 1928 et publié, dès les années trente, de véritables encyclopédies visuelles de l'architecture moderne. 
l'œuvre de Sartoris se présente comme un cas extrême, dans la mesure où l'architecte divinise le graphisme de la perspective, se faisant une spécialité de l'axonométrie. A l'instar de Ledoux, Sartoris réélabore ses dessins en vue de leur exposition et de leur publication. La tentative de placer la construction au-dessus des contraintes, accidents, contingences de la réalisation, confère à l'image de l'architecture la valeur d'un manifeste. Les dessins de Sartoris nous interrogent sur le rapport entre le travail du projet et la pratique de chantier. Réduite à la perfection d'une image, l'architecture se place-t-elle avant ou après le travail du projet et laisse-t-elle à d'autres le souci, la compétence et la spécialité de « faire l'architecture » ?


0185.02.0006/02 · Item (en) · 17 janvier 1979
Part of BIANCHI Edith

Film de Luc DURAND de l'Office national du film du Canada relatant le bilan de la ville de Bologne qui, depuis trois décennies à peine, a posé le postulat : arrêter la croissance quantitative et y substituer la croissance qualitative. Le plan de croissance préserve entièrement le centre historique et contrôle aussi sévèrement les développements périphériques en protégeant de grandes zones vertes et publiques. La ville consacre 40% de son budget aux affaires sociales. Les transports sont gratuits. Les écoliers reçoivent des repas gratuits. 75% des petits enfants sont accueillis dans des maternelles de la ville. On supprime les orphelinats en regroupant les enfants par cinq avec des moniteurs qui fonctionnent comme des parents. Les vieillards sont soignés à domicile par les services de la ville.


0185.02.0006/05 · Item (en) · 1er mars 1979
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Gonsalv K. MAINBERGER, docteur en philosophie, invité à l'initiative du Professeur Franz Füeg
1. Le structuralisme, les sciences humaines et le monde technique
2. La science des signes et l'interprétation des symboles : a/données historiques et économiques de l'architecture. b/ le concours des représentations mentales
3. Essai d'une lecture intégrale des œuvres architecturales
G.K. Mainberger : né en 1924 à St Gall. Etudes théologiques et philosophiques à Fribourg. Promotion sur Platon et Aristote. Enseignement en Afrique et en Belgique. Etudes supplémentaires à Marburg, Tubingen et Cologne. Spécialisations : la philosophie française et le structuralisme. Nombreuses publications sur le symbolisme en philosophie et dans les sciences humaines.


0185.02.0006/10 · Item (en) · 31 octobre 1979
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Edifices astronomique : anciens instruments astronomiques géants de l'Inde, du Mexique et du Pérou par Avram HAYLI, professeur à l'Université Claude Bernard de Lyon. 
Dans les années 1730, un maharaja hindou, Jai Singh II, fasciné par le ciel, avait imaginé de faire de son jardin un observatoire du ciel. Il y avait bien à cette époque des instruments de laiton mais ils manquaient de précision. Jai Singh II fit alors construire des instruments géants, cent fois plus grands que les cadrans et les échelles que l'on connaissait, pour obtenir des mesures cent fois plus exactes. Il fit ainsi construire des observatoires à Bénarès, Delhi et Jaipur.
Au Mexique, les connaissances mathématiques des Mayas trouvent leur première application dans l'établissement d'un calendrier aussi précis que possible. Comme dans toute civilisation de type agraire, c’est en effet de la détermination des saisons que dépend la prospérité. Ces connaissances leur ont permis de développer une astronomie d'une valeur et d'une précision remarquables et n’ont pas été sans influer profondément sur l'architecture et même sur certaines formes d'urbanisme.
« Gnomons » et « astrolabes », cadrans solaires et autres instruments composent ainsi l'ordonnance secrète de ces constructions fascinantes par la beauté sculpturale de leurs formes : l'architecture considérée comme le temps mis en forme, comme une charnière entre l'espace et le temps.


0185.02.0006/12 · Item (en) · 21 novembre 1979
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Dessins de Mies van der Rohe par Franz FUEG, professeur au DA de l'EPFL
. L'architecture post-moderne nie l'architecture moderne mais se base essentiellement, avant comme après, sur les concepts d'espaces et de formes développés par les architectes « modernes ».
Sans une connaissance exacte de l'architecture du passé récent des cent dernières années, une analyse critique de l'architecture moderne ne peut se faire. La conférence faite à l'occasion de l'exposition des dessins réalisés par Ludwig Mies van der Rohe tente de restituer une des évolutions les plus importantes de cette architecture.

Fumihiko Maki
0185.02.0007/07 · Item (en) · 10 juin 1980
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Fumihiko Maki par Fumihiko MAKI, doyen de l'Ecole d'Architecture de Tokyo. 
Considéré comme un des leaders de l'architecture japonaise, Maki, disciple de Tange et de Sert, subira encore l'influence de l'Amérique. Ce rôle d'intermédiaire ne met nullement en cause l'originalité de son œuvre, la culture japonaise n’est-elle pas caractérisée par sa faculté d'absorption ?
Maki enseigne pendant dix ans aux Etats-Unis pendant lesquels il se consacra au développement de sa théorie de la conception de la forme collective. A partir de 1972, Maki recherche un langage formel individuel avec le centre sportif d'Osaka dans le domaine des superstructures et en 1974, dans le bâtiment central de l'Université de Tsukuba, avec deux formes caractéristiques : le T inversé et l'idée des interstices spatiaux. l'un des thèmes dominants de l'architecture de Maki est l'oku : espace intérieur ou centre dissimulé. Il ne suit aucune méthodologie dans ses projets et se laisse toujours inspirer par l'environnement. Il commence par une foule d'idées individuelles qui seront intégrées de « haut en bas ».

Alvaro Siza

0185.02.0007/15 · Item (en) · 26 novembre 1980
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Conférence inaugurale de l'exposition Alvaro Siza par Alvaro SIZA, architecte, Porto. 
Portugais, Alvaro Siza est né en 1933 près de Porto. Après avoir travaillé avec Fernando Tavora, son professeur, il réalise, dès l'âge de 25 ans, une série de petites maisons privées et deux piscines publiques à Matosinhos et à Leça mais il sera toujours écarté des grandes commandes publiques par le régime de Salazar. Après le 25 avril, il s’engage avec son équipe dans les programmes SAAL à Porto. Siza est très peu connu hors du Portugal et des petits cercles d'architectes italiens et espagnols et pourtant cet homme effacé est certainement l'un des plus « grands » architectes de la nouvelle génération européenne. Dans son œuvre confidentielle, de dimension extrêmement modeste, il s’efforce de coller étroitement à la pauvreté des moyens économiques portugais sans jamais abdiquer une culture raffinée et une poétique spatiale dont aucune photographie ne peut rendre compte (B. Huet).


0185.02.0008/03 · Item (en) · 28 janvier 1981
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Pierre SADDY, architecte, enseignant à l'UPA No 8, Paris. 
Les traités d'architecture, les discours de l'Académie construisent des systèmes qui se veulent « rationnels » : le « beau » est joint au « vrai » et à « l'utile » ; la beauté géométrique, « l'addition des richesses » renvoient aux mathématiques ; l'optique et la physique dictent des règles du goût ; philosophie et psychologie sont présentes avec les conseils de « décence », « convenance », « vraisemblance », « raison », « naturel »; Dans les discours contemporains sur l'architecture, ces termes, aujourd'hui désuets, ont fait place à d'autres mots, plus modernes, mais qui expriment sous des dehors rationalistes, techniques, économiques et sociologiques, le même désir d'une rationalité esthétique, d'un beau absolu.


0185.02.0008/04 · Item (en) · 18 février 1981
Part of BIANCHI Edith

Conférence d'Yves BOIRET, architecte en chef des Monuments historiques, Paris, président de la section française de l'ICOMOS, invité à l'initiative du Professeur Pierre Margot. 
L'abbaye de Saint Sernin de Toulouse a été construite au XIIe siècle. Viollet-le-Duc, au siècle dernier, avait fait subir à St Sernin une restauration que certains qualifient de violente. Cent ans après, l'état de l'édifice exige une reprise générale. Les Monuments historiques adoptent en 1979 le projet d'Yves Boiret qui devrait aboutir à la « dérestauration » des parties « repensées » par Viollet-le-Duc. C’est cette décision qui est en cause et qui cristallise la position de deux écoles : celle des archéologues respectueux de chaque phase historique et celle des architectes soucieux de retrouver le projet initial. Bien que les travaux ne concernent actuellement que les transepts, le parti choisi conditionnera non seulement la suite de la restauration de St-Sernin mais constituera un précédent doctrinal. C’est dire quelle est la gravité de l'enjeu.


0185.02.0008/13 · Item (en) · 11 novembre 1981
Part of BIANCHI Edith

Conférence d'Oscar TUSQUETS, architecte, Barcelone. 
Né à Barcelone en 1941, O, Tusquets suit des études d'architecture à l'Ecole technique supérieure de Barcelone de 1958 à 1965. Très vite, il reçoit plusieurs prix pour ses constructions et participe à plusieurs expositions. Dès 1973, certains de ses ouvrages sont publiés dans différentes revues d'architecture, notamment dans Werk-Archithèse et Lotus International.


0185.02.0009/04 · Item (en) · 3 février 1982
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Jacques GUBLER, chargé de cours à l'EPFL.
Lorsque, vers 1900, les architectes ont inscrit au Dictionnaire des idées reçues la condamnation à mort du XIX siècle, il leur a fallu proposer de « nouveaux » modèles, par exemple le monde organique ou l'architecture des ingénieurs. Mais c’est peut-être la machine qui deviendra leur référence essentielle. Provisoirement, nous pourrions admettre que la machine existerait sous deux espèces dans la théorie architecturale du XXe siècle. Il y aurait d'une part une machine lyrique, essentiellement métaphorique et hédoniste. Il y aurait ensuite une machine réaliste, fonctionnant en contiguïté, essentiellement productiviste. A travers le fonctionnalisme, la machine offrirait un acquis important, à la fois réformiste, pédagogique et poétique.


0185.02.0009/11 · Item (en) · 7 juin 1982
Part of BIANCHI Edith

7 juin 1982 :
Conférence inaugurale de l'exposition l'EPFL et le logement à Ecublens par le professeur Bernard VITTOZ, président de l'EPFL.
8-9 juin 1982 :
Présentation et commentaires de l'exposition par les architectes et les sociologues du DA.
10, 14 et 15 juin 1982 :
Débats avec les étudiants de l'EPFL.
16 juin 1982 : Débat avec le personnel de l'EPFL.

Architecture et théâtre
0185.02.0010/03 · Item (en) · 25 janvier 1983
Part of BIANCHI Edith

Séminaire organisé par le Professeur Frantz FÜEG avec la collaboration de :

  • Christian DUPAVILLON, chargé de mission au Ministère des Affaires culturelles, Paris
  • Mona OZOUF, historienne, critique au Nouvel Observateur
  • Gilles LAMBERT, scénographe, Théâtre Populaire Romand, La Chaux de Fonds
  • Roland DEVILLE, décorateur de théâtre, Genève
  • André STEIGER, metteur en scène, Centre Dramatique Romand, Lausanne
  • Vincent MANGEAT, chargé de cours à l'EPFL
  • Jean-Luc GROBETY, assistant à l'EPFL
  • Erwin GALANTAY, professeur à l'EPFL
    1. la ville comme lieu scénique
    2. Le théâtre dans la ville.
Jardins de l'Islam
0185.02.0010/07 · Item (en) · 2 novembre 1983
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Conférence inaugurale de l'exposition Jardins de l'Islam par
Jean-Pierre MARTINON, sociologue, Paris.
L'histoire des jardins de l'Islam débute dès la conquête de la Syrie, de l'Iran et de l'Egypte : elle se développe en même temps que les grandes capitales de l'Islam : Damas, Bagdad, Kairouan, puis Cordoue. Autour de ces villes se construisent les jardins les plus importants de la civilisation islamique à partir d'autres jardins millénaires implantés dans les pays que l'Islam vient de conquérir. Les jardins de l'Islam fleurissent à partir des conquêtes précédentes. Les parterres de broderie, les problèmes techniques de l'espace composé, les éléments du décor, le plan et les thèmes offerts au promeneur deviennent des manifestations profanes et somptuaires liées à l'architecture civile puisque « le culte n’appartient qu’à Dieu seul ».
Les jardins sont à la fois pédagogiques, imaginaires, contemplatifs, calligraphiques mais aussi miroitants d'eau et de désir. Des Moghols, de Bagdad à Grenade, les enclos géométriques jouent de la régularité architecturale, de la souplesse canalisée de l'eau et de l'asymétrie de la végétation ; ils forment des espaces spéculaires par lesquels le maître du lieu séduit le corps et le regard du visiteur, élève l'extase ou séduit.(J.-P.M.)

Le plein et le vide
0185.02.0010/09 · Item (en) · 30 novembre 1983
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Conférence d'Aurelio GALFETTI, architecte, Bellinzona.

De la ville à la métropole
0185.02.0011/02 · Item (en) · 25 janvier 1984
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Ghairo DAGHINI, professeur l'EAUG.
Le mot « ville « a ceci de paradoxal : il nous renvoie à quelque chose pourvu de sens pour tout le monde, à une forme générale inscrite dans notre imaginaire : et, en même temps, le mot désigne des villes singulières, irréductible les unes aux les autres, qui différent d'une façon radicale même quant à leur image urbaine. Bref, il nous renvoie à des objets insaisissables avec des concepts axés sur des constellations d'essences établies une fois pour toutes.
La notion de la ville se laisse plutôt saisir par les évènements et par les formes qui la produisent au fil de son histoire, par ses avatars complexes dont les architectures sont sans doute les éléments majeurs. Ce qui permet de parler des architectures de la ville et de proposer des classifications de formes qui caractérisent l'espace dit urbain.
Or, que désigne le passage de la ville à la métropole ? Dans la prolifération actuelle de l'urbain, ce n’est plus immédiatement évident que la ville soit l'objet qu’on pensait connaître. La notion de métropole en effet n’est pas uniquement caractérisée par un gigantisme urbain mais aussi par une réalité qui est en train de passer d'une modernité centrée sur le maintien d'une maîtrise de l'espace à une réalité obsédée par le temps. Il s’agit d'une tendance mais déjà c’est un problème crucial.

Les concours d'architecture
0185.02.0011/06 · Item (en) · 16 mai 1984
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Séminaire inaugural de l'exposition Les concours d'architecture en Suisse romande avec la collaboration de :

  • Mario BEVILACQUA, Vincent MANGEAT, Alain G.TSCHUMI : Le rôle des enseignants dans les jurys et dans la pratique des concours :
  • Luigi SNOZZI : Les concours dans l'architecture tessinoise : mes expériences
  • Bernard ATTINGER : Le maître de l'ouvrage et les concours : expérience valaisanne
  • Richard QUINCEROT : Le rôle des concours dans la pratique sociale de l'architecte
  • Bernard HUET : Le concours de l'Opéra de Paris.
0185.02.0011/11 · Item (en) · 7 novembre 1984
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Jean-Paul RAYON, chargé de cours au DA.
Derrière la personnalité délibérément représentative d'Auguste Perret se cache une « entreprise familiale » rigoureusement organisée qui conduit souvent le projet depuis sa conception architecturale jusqu’à l'exécution matérielle des travaux. l'expression architectonique, les références stylistiques, la forme de l'enseignement d'Auguste Perret qui prétendent à une certaine universalité sont à réévaluer au profit d'une pensée constructive qui a marqué les meilleurs et les plus différents architectes.

0185.02.0012/01 · Item (en) · 16 janvier 1985
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Mimar Sinan 1492 ? 1588 par Bülent ÖZER, professeur à l'Université Sinan d'Istanbul.
Sinan, chrétien, renégat, soldat d'élite du Sultan est la figure centrale de l'architecture islamique. Sinan a eu une vie très longue dont il consacre les 40 premières années à guerroyer pour le Sultan et les 50 autres à construire près de 500 oeuvres disséminées dans le vaste empire ottoman. Sinan élabore un système de projétation régulateur avec lequel il fixe par convention les procédés de composition et de construction qui lui permettent de guider la réalisation d'une œuvre à distance. La composition, les solutions constructives d'une technologie dont il est expert, les types architecturaux sont les fondements d'une école d'architecture destinée à produire une grande floraison d'œuvres même après sa mort. l'intérêt de toute sa vie fut la structure à coupole centrale et la recherche de grandeur et d'unité que l'on peut obtenir avec un dispositif semblable sans encombrement de piliers. Sa construction rationnelle est soutenue par un art de la composition d'une grande rigueur euclidienne qui lui permet de renouveler continuellement les types sans jamais les répéter ou se répéter.

Construire l'architecture
0185.02.0012/04 · Item (en) · 14 février 1985
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Conférence inaugurale de l'exposition Gresleri & Varnier par G. GRESLERI & S. VARNIER, architectes, Rovereto, IT.
l'Italie est-elle encore en mesure de « s’exporter culturellement » ? La période actuelle connaît une remise en cause des grands idéaux avancés par le Mouvement Moderne, remise en cause issue principalement de l'intelligentsia architecturale Made in Italy.
Il est symptomatique de noter que l'Italie semble marquer un temps mort sur le plan des réalisations quand elle se met en évidence par une ample production culturelle architecturale exprimée surtout par le dessin d'architecture et le débat historique. Des expositions de critique architecturale, d'enquêtes historiques, de divulgation et de soutien aux thèses stylistiques de théorie d'architecture sont produites à un rythme remarquable et exportées en Europe et aux USA. Elles constituent un véhicule de grand intérêt mais les constructions sont le fait d'autres nations.
A pareil état de la situation italienne fait exception cette exposition complètement consacrée à des œuvres italiennes construites par Glauco Gresleri et Silvano Varnier dans les quinze dernières années dans le Frioul méridional. Leurs caractéristiques peuvent être résumées en quelques points : une grande sensibilité au génie du lieu et à la végétation, l'attention portée à la lumière, au contrôle technique de la construction, la poésie et la modestie des détails ainsi qu’une grande résistance au temps.

0185.02.0013/04 · Item (en) · 29 janvier 1986
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Conférence inaugurale de l'exposition Serres et jardins d'hiver au XIXe siècle ; Jean-Marc Lamunière : Dessins pour la serre du Jardin botanique de la ville de Genève.
De 1780 à 1900, l'attrait pour les fleurs exotiques, les plantes rares rapportées si précieusement dans les conditions de la navigation d'alors, le goût du dépaysement aux effluves coloniales et d'une nature renouvelée vont se confondre en une passion pour l'horticulture et en une forme architecturale : les serres et les jardins d'hiver. Leur extraordinaire expansion en fit un véritable mouvement de mode soutenu par la bourgeoisie fortunée qui gagna progressivement l'ensemble de la société européenne.

0185.02.0014/03 · Item (en) · 21 janvier 1987
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Conférence de Carlo BERTELLI, professeur d'histoire de l'art à l'Université de Lausanne.
l'emplacement à la périphérie de la ville ancienne de deux pôles principaux de la nouvelle réalité chrétienne a provoqué un dynamisme centrifuge qui s’opposait à la centralité du Forum. La situation politique créée dans la nuit de Noël 800 avec le couronnement de Charlemagne empereur donne au Pape la possibilité de détruire le Palatin comme résidence de l'empereur et de transformer son palais administratif au Latran en une résidence officielle sur le modèle du palais de Constantinople.
La deuxième étape sera la construction d'une ville nouvelle, la cité léonine, tout près de Saint Pierre. Rome devient une conurbation composée de centres différents, petites communautés fortifiées disséminées dans une région en grande partie inhabitée. C’est au XIVe siècle qu’on remet en question cet aspect de Rome en réalisant une grande construction publique, l'escalier de l'Aracoeli qui change l'orientation de la ville vers le nouveau centre habité qui est installé dans la région autrefois peu peuplée du Champ de Mars. Cette situation détermine le dynamisme de la Rome des Papes, comme problème de rattachement des parties isolées dans la ville, ce qui demande la présence de symboles urbains très forts pour souligner une unité qui existe à peine dans le tissu urbain.

0185.02.0014/04 · Item (en) · 4 février 1987
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Conférence de Werner SPILLMANN, professeur au Technicum de Winterthur.
L'apparence d'un bâtiment et de ses éléments est largement définie par les couleurs et les matériaux dont le choix dépend des architectes. La conférence a pour objet la manière dont la couleur est choisie en architecture pendant les différentes époques de l'histoire et de nos jours et de discuter certains des aspects fondamentaux de la couleur en architecture : la relation de la couleur à l'homme, à l'environnement, au voisinage des bâtiments entre eux, à la structure de la construction elle-même tout autant qu’aux phénomènes des relations entre les couleurs.

0185.02.0014/06 · Item (en) · 11 février 1987
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Conférence de Franco PURINI, architecte, Rome.
La nouvelle architecture à Rome n’est pas facile à décrire dans son ensemble car elle n’est pas linéaire dans son développement. La situation est marquée par des débats dont les racines remontent loin et témoignent des contradictions de l'histoire de la ville. La discrimination de la périphérie de la métropole montre le sous-développement de manière significative, processus résultant d'une négligence politique et gestionnelle à laquelle la ville fut soumise pendant les trente années qui suivirent la guerre. Entre 1975 et 1985, la ville avait adopté une gestion socio-communiste qui aurait dû apporter un changement. Dans les faits, très peu de ce qui avait été projeté a été réalisé, et, parmi les architectes romains de la nouvelle génération, on a travaillé avant tout sur une base historique pour comprendre d'une manière nouvelle l'architecture dans la ville du passé.
Franco Purini a fait d'abondantes propositions pour la ville de Rome, souvent publiées, jamais réalisées, qui sont liées à la fidélité aux méthodes de projétation néo-rationalistes et à l'intention d'approfondir les images de Piranèse. Il faut aussi rappeler combien ses architectures ont influencé à l'étranger la définition de l'imaginaire architectonique.

Les fonctionnalistes de Brno
0185.02.0015/01 · Item (en) · 18 janvier 1988
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Introduction à l'exposition « Les fonctionnalistes de Brno »par Vladimir SLAPETA, directeur des Archives d'architecture du Musée technique national de Prague et conférence inaugurale de Ruggero TROPEANO, assistant à l'ETHZ.

Projets
0185.02.0015/02 · Item (en) · 27 janvier 1988
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Conférence de Raffaele CAVADINI, architecte à Locarno, professeur invité au DA de l'EPFL.

0185.02.0015/03 · Item (en) · 3 février 1988
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Conférence d'Ignasi DE SOLA-MORALES, historien de l'architecture, Barcelone.
On a écrit l'histoire de l'art moderne comme un récit linéaire. Mais cette vision est bien trompeuse. Dans les dernières années, il y a eu dans la culture architectonique une certaine découverte de ce qui se réalise maintenant à Barcelone. Mais ce qui se passe aujourd'hui a ses propres racines qui ne sont pas étrangères à l'histoire « officielle » du mouvement moderne et qui doivent être lues comme des tournants particuliers des tendances dominantes de l'architecture européenne des trente dernières années. A Barcelone, à la fin des années 50, un certain nombre d'architectes importants ouvrent un espace de modernité dans la sclérose de l'académisme : Coderch, Sostrés, Moragas pour les premiers ; Bohigas, Carréa, Nadal et d'autres plus tard, en établissant un intense rapport entre l'architecture, la cité et la culture, ont établi les bases qui peuvent expliquer la situation contemporaine. Inégal développement économique, folle croissance urbaine, poids de la tradition, abstraction et réalisme, goût pour les gestes mineurs et exquis, densité linguistique et ironie sont quelques termes qui permettent de dessiner la portée d'une architecture qui, avec les libertés politiques et l'optimisme des institutions publiques, a permis l'explosion architecturale des dernières années.

La place et son essence vide
0185.02.0015/06 · Item (en) · 4 mai 1988
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Conférence d'Eugenio TRIAS, philosophe, professeur à l'Ecole d'architecture de Barcelone.
Cherchant à lire le projet controversé des architectes Viaplana et Piñon pour la place de Sants à Barcelone, le philosophe Eugenio Trias extrapole la réflexion sur la phrase de Marx : « Jusqu’à présent, les philosophe se sont bornés à interpréter de diverses façons le monde ; l'important, c’est de le transformer » au domaine de l'architecture. C’est également à la philosophie que Viaplana se réfère quand il dit qu’en réfléchissant à ce projet, il avait besoin d'une autorité différente de la sienne en laquelle il pouvait reconnaître certaines vérités absolues. Dans ce cas, ce fut Nietzsche, dans une phrase reprise un peu au hasard dans le Gai savoir qui dit ceci : » Il serait nécessaire de comprendre, et, probablement ce jour est-il proche, ce qui manque avant tout dans une grande vie, des lieux de silence destinés à la méditation pourvus de hautes et longues galeries pour les intempéries ou le trop ardent soleil, où ne pénètrent nulle rumeur de voiture ou de crieurs (…) Notre désir serait de nous voir nous-mêmes traduits dans la pierre et dans la plante, de nous promener au-dedans de nous-mêmes, lorsque nous irions de-ci, de-là, dans ces jardins ».

Architectures à Porto
0185.02.0015/07 · Item (en) · 18 mai 1988
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Conférence d'Edoardo SOUTO DE MOURA, architecte, professeur à l'Ecole d'Architecture de Porto.

0185.02.0015/08 · Item (en) · 1er juin 1988
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Conférence de Larry MITNICK, chairman of the Dpt of Architectural Studies, College of Arts, Philadelphy, professeur invité au DA de l'EPFL.
During a period of transition, unknown waters must be navigated in order to reveal possibility. Rather than seek closure and certainty one must learn to exist at a level of instability. An ever revealing, ramificating process is the primary means of authenticity. The legitimacy of knowledge comes from the process rather than the discourse. As Rilke has summed up, one must realise « Poetry as experience ». An architecture on the status of marginality is an architecture at the horizon, where light enters cracks between sunrise and Sunset. Here at the margin, in the cracks, we leave our messsages to our unseen being.

0185.02.0015/09 · Item (en) · 8 juin 1988
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Conférence de Pierre FREY, historien de l'art et de Jörg WINISTOERFER, professeur à l'Institut de Géographie de l'Université de Lausanne.
Dès après son éviction de l'Ecole des Beaux-Arts en 1863, Viollet-le-Duc entreprend des investigations dans le Massif du Mont-Blanc. l'architecte-géologue cherche à dégager le principe constructif qui a présidé à la formation de l'écorce terrestre et aux chaînes de montagne en particulier. Il cherche sur le terrain les « preuves » à l'appui de sa théorie. A la manière de l'architecte-archéologue, confronté à un monument, il se livre à un relevé minutieux du massif. Il fait près de 600 dessins et dresse une carte topographique au 1 :40000 après avoir constaté les imprécisions des cartes existantes. Viollet-le-Duc s’attaque aux problèmes glaciologiques armé des théories d'Agassiz. Il confronte sur le terrain ses connaissances aux connaissances de l'époque.
Les glaciers sont pour lui les agents principaux de destruction du massif. l'érosion glaciaire et la résistance différentielle des formations géologiques expliquent l'aspect ruiniforme des Aiguilles de Chamonix. Il s’empresse de proposer une reconstitution paléogéographique raisonnée des appareils glaciaires des montagnes.

Ma vie d'architecte
0185.02.0015/12 · Item (en) · 23 novembre 1988
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Conférence inaugurale de l'exposition « Livio Vacchini, 7 projets 1970-1987 » par Livio VACCHINI, architecte, Locarno.

Buenos Aires
0185.02.0016/01 · Item (en) · 11 janvier 1989
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Conférence de Juan-Manuel BORTHAGARAY, doyen de la Faculté d'Architecture de l'Université de Buenos Aires, professeur invité au DA de l'EPFL.

Profils, joints, finissages
0185.02.0016/06 · Item (en) · 22 février 1989
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Conférence inaugurale de l'exposition « Atelier Cube/Patrick Devanthery & Inès Lamunière/Bernard Gachet & Patrick Mestelan » par Jacques GUBLER, professeur au DA de l'EPFL.

Emilio Battisti
0185.02.0016/12 · Item (en) · 7 juin 1989
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Conférence d'Emilio BATTISTI, architecte, Milan, professeur invité au DA.

0185.02.0016/17 · Item (en) · 6 décembre 1989
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Conférence de Giorgio CIUCCI, professeur à l'Ecole d'Architecture de Venise.
Libera (1903/1963) fut l'un des architectes importants de l'entre-deux-guerres. Après avoir étudié l'architecture à l'Université de Rome, il rejoignit le Gruppo 7, le groupe originel des rationalistes italiens fondé à Milan et dont le Manifeste parut en 1926 dans Rassegna Italiana. En 1928, Libera fut un des co-rédacteurs du catalogue de l'exposition de l'Architecture Rationaliste à Rome, la seconde exposition étant inaugurée en 1931 par Mussolini. Bâtiments les plus marquants : le Palais postal sur l'Aventin en 1933 avec de Renzi, lePalais des Congrès à l'EUR (1937-38), la Villa Malaparte à Capri (1938-40).

0185.02.0017/02 · Item (en) · 17 janvier 1990
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Conférence inaugurale de l'exposition « Bienne : lecture de la ville ancienne » par Luigi SNOZZI, professeur au DA de l'EPFL, Margaretha PETERS, architecte à Zurich et Ingrid EHRENSPERGER, architecte à Bienne.

Antonio Cruz & Antonio Ortiz
0185.02.0017/04 · Item (en) · 7 février 1990
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Conférence inaugurale de l'exposition « Antonio Cruz & Antonio Ortiz » par Antonio ORTIZ, architecte, Séville.
A. Ortiz e A. Cruz sont nés à Séville, respectivement en 1948 et 47. Ils ont étudié ensemble à l'Ecole d'architecture de Séville puis à Madrid, mais ils se distinguent de la plupart de leurs collègues qui ont préféré une activité d'enseignement en choisissant d'exercer la profession et en ouvrant tout de suite leur propre bureau bien que le « climat » à cette époque fût loin de la situation actuelle avec les centres que représentent Barcelone et Madrid. Leurs premiers travaux concernent des bâtiments d'habitation caractérisés par le patio comme centre du projet, se soumettant ainsi à une typologie traditionnelle de la région. Ils participent à de nombreux concours pour des bâtiments publics et ont travaillé, particulièrement dans les dernières années, à la rénovation de bâtiments historiques. Depuis 1987, ils ont été appelés comme professeurs invités à l'EPFZ et actuellement à Harvard.

Partituren und Bilder
0185.02.0017/11 · Item (en) · 16 mai 1990
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Conférence inaugurale de l'exposition « Partituren und Bilder » par Peter ZUMTHOR, architecte, Haldenstein/Coire.
Lorsque Peter Zumthor expose ses dessins, il nous montre de quoi la réalité de ses constructions est « faite ». Ils sont l'illustration de la « techne » qui associe chez Aristote les beaux-arts et l'artisanat. Ils attirent l'attention sur la poésie du travail qui les apparente aux tendances de l'art actuel : leur thème est le travail qui les a produits. Ce qui caractérise son travail, c’est que ses ouuvres-dessins montrent une sensibilité pour le matériau et exactement pour le matériau ordinaire qui donne à ses constructions une forte présence. Le dépouillement qui s’en dégage est une des conséquences du fait qu’elles se composent de corps simples : ainsi l'intérêt peut-il se porter sur les surfaces qui les composent » (MS)

0185.02.0017/14 · Item (en) · 13 août-15 septembre 1990
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Professeurs Pierre VON MEISS « l'apprentissage de l'espace », Luigi SNOZZI « Architecture, ville et territoire » et Mario Bevilacqua « La créativité ».

0185.02.0017/15 · Item (en) · 31 octobre 1990
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Conférence de Karljosef SCHATTNER, architecte, professeur invité à l'EPFZ.
Karljosef Schattner travaille depuis près de trente ans comme architecte de la ville d'Eichstaett, petite ville de l'Allemagne du Sud, siège du Prince-Evèque de Bavière, caractérisée par son architecture baroque, relativement peu concernée par le développement industriel et commercial moderne et dont la population a à peine doublé depuis 1806 (10’500 habitants). Comme Giancarlo de Carlo à Urbino, il consacre ses efforts à la préservation de la ville, aux problèmes d'intégration du nouveau à l'ancien et aux reconversions d'anciens bâtiments. Peu d'architectes ont eu l'occasion d'intervenir si souvent dans une ville mais, cependant, sa signature n’est pas excessivement manifeste. Chaque cas est considéré comme un cas unique qui dérive individuellement des conditions locales plutôt qu’imposé par un concept préétabli. Connaissant parfaitement l'histoire de sa ville et travaillant avec un maître de l'ouvrage qu’il connaît, il consacre toute son attention à l'exécution de l'architecture et s’attache à une précision dans les détails pour laquelle il est devenu célèbre en Allemagne.

0185.02.0018/03 · Item (en) · 25 janvier 1991
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Inauguration du cours postgrade de IBOIS et conférence inaugurale de l'exposition Aspects de la réalité constructive en bois avec la collaboration de :

  • Marc-André HOUMARD, conseiller national et directeur de l'Ecole du Bois de Bienne
  • Philippe VOLLICHARD, représentant du Lignum
  • Julius NATTERER, directeur de IBOIS et du cycle d'études postgrades
  • Rubens RECUPERO, ambassadeur du Brésil
  • Roland SCHWEITZER, architecte, professeur à UP7, directeur du CEAA
  • José ZANINE CALDAS, architecte, Brasilia
  • Ricardo CARUANA, architecte, Sao Paulo.
    Le bois représente un des points communs entre la Suisse et le Brésil, l'un pour son patrimoine historique en matière de construction en bois, l'autre pour ses ressources forestières qui sont les plus importantes du monde. Mais, dans les deux pays, le bois n'apparaît finalement que sporadiquement dans la réalité constructive.
0185.02.0018/12 · Item (en) · 16 mai 1991
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Conférence d'Ignasi DE SOLA-MORALES, professeur à l'Ecole d'architecture de Barcelone.
Le nouveau langage créé par l'humanisme en imitant un souvenir idéalisé du monde antique se confronte très souvent à des édifices et à des villes déjà existants. Apparemment, il existe une opposition totale entre l'une et l'autre des réalités. La valorisation de l'architecture du Moyen Age semble être totalement négative pour les architectes de la Renaissance. Une analyse plus poussée nous montre une situation relativement plus complexe et subtile. d'Alberti à Palladio en passant par Léonard, Raphaël, Serlio, le rapport entre antiquité, passé proche et présent tisse un système de relations à l'intérieur desquelles l'architecture nouvelle n’est ni indifférente à l'architecture existante, ni ne se conçoit comme un simple prolongement de l'architecture du passé. Le débat théorique apporte quelque lumière sur la notion d'intervention architectonique dans laquelle la prise de conscience de l'historicité est fondamentale. l'inauguration d'un langage nouveau est en réalité le résultat d'une réflexion historique sur l'architecture et la ville.

0185.02.0018/18 · Item (en) · 20 novembre au 4 décembre 1991
Part of BIANCHI Edith

Exposition réalisée par le Musée d'Architecture de Bâle.
Christian Vogt révèle une approche complètement différente de l'espace avec la camera panoramique. Avec de grandes images de deux mètres de long, le visiteur expérimente l'espace comme des raies, comme une bande. D'une part il se déroule devant nos yeux ou, d'autre part, il vient à notre rencontre à l'instant, comme si notre champ de vision s'était élargi. les parois s'étendent pour approcher le visiteur.

0185.02.0018/20 · Item (en) · 6 au 20 février 1991
Part of BIANCHI Edith

Exposition réalisée par la Kunstakademie de Copenhague et le Département d'Architecture de l'EPFL sur une proposition de Luigi Snozzi.
Né en 1893, C. Th. Sorensen commence très vite à projeter des jardins. Son nom est devenu populaire au Danemark lorsqu'il inventa les terrains de jeux Robinson qui répondent totalement aux besoins des enfants.
Cette exposition propose 39 possibilités d'organiser et de soigner un jardin prévu sur une parcelle de 675 m2. Sorensen insiste sur la simplicité et la retenue qui devraient présider à l'organisation d'un jardin et sur la nécessité de faire des choix. Il qualifie le jardin non pas de nature mais d'oeuvre humaine.

0185.02.0002/13 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Conférence d'Angelo MANGIAROTTI, architecte, Milan, professeur invité au DA.
A. Mangiarotti donnera une conférence sur le thème « Aspect social et construction dans l'expression architecturale » reflétant les travaux d'environ 20 années de sa pratique architecturale et en discutant le rôle de l'architecte contemporain, la prise de conscience du « signifié » de son travail, les rapports entre architecture industrialisée et industrial design.

Sociologie en Suisse
0185.02.0002/21 · Item (en) · 1975
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition par :

  • Jean-Claude THOENIG, professeur de sociologie à l'EPFL
  • Jean-Pierre FRAGNIERE, secrétaire de la Société suisse de Sociologie.
0185.02.0002/22 · Item (en) · 1975
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Conférence de O. M. UNGERS, professeur, Cornell University, Ithaca, USA.
Présentation des travaux de O. M. Ungers des 10 dernières années.

Le Corbusier : Villa Savoye
0185.02.0003/11 · Item (en) · 3 juin 1976
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Film de Tim BENTON.
La villa Savoye du Corbusier construite à Poissy près de Paris de 1929 à 1931 est une des réalisations les plus étonnantes du style international.
« l'architecture arabe nous donne un enseignement précieux. Elle s’apprécie à la marche avec le pied ; c’est en marchant, en se déplaçant que l'on voit se développer les ordonnances de l'architecture. C’est un principe contraire à l'architecture baroque qui est conçue sur le papier autour d'un point fixe théorique. Je préfère l'enseignement de l'architecture arabe. Dans cette maison-ci, il s’agit d'une véritable promenade architecturale, offrant des aspects constamment variés, inattendus, parfois étonnants. Il est intéressant d'obtenir tant de diversité quand on a, par exemple, admis au point de vue constructif, un schéma de poteaux et de poutres d'une rigueur absolue. » (LC)

0185.02.0003/04 · Item (en) · 5 février 197
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Conférence de Robert MARCHAND, architecte et urbaniste
5 février 197.
Le « Volume bleu et jaune » est un atelier d'artiste à la Villa Médicis à Rome dans lequel de 1972 à 1974 la prise en considération de l'espace et de la lumière naturelle a été réalisée par des marquages colorés (à dominante bleu et jaune) sur le plancher, les murs et le plafond. Ces marquages ont permis d'élaborer des dessins qui ont constitué une banque de données pour l'exécution de 2 images de synthèse à 190° d'ouverture horizontale et 180° verticale, l'une en direction du Nord, l'autre en direction du Sud, avec pour chacune sur l'autre un recouvrement de 10°. A partir de ces deux images a été élaborée une image unique en direction du Nord avec une ouverture horizontale de 362° (2° de recouvrement) et 180° verticale. Cette image à partir du même lieu d'origine que les deux précédentes regroupe toutes les informations qui ont été enregistrées (voir l'ouvrage « Volume bleu et jaune, Rome, 1972-74).
Un langage plastique découle de ces travaux, il donne accès à des méthodes et à des techniques, transposables et transmissibles, pour l'étude et la mise en forme de l'espace architectural et urbanistique. Les documents de référence sont vérifiables et à l'origine de l'élaboration d'images compréhensibles par les non-spécialistes : elles pourront constituer un modèle, plus particulièrement pour l'élaboration de documents qui traitent de l'organisation de l'espace public.

0185.02.0003/05 · Item (en) · 12 février 1976
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Michel BASSAND, professeur de sociologie au DA et à l'EAUG.
Pour la plupart des spécialistes, l'urbanisation est un des aspects les plus étonnants de la mutation qui s’empare des sociétés industrielles. Quelles sont les principales dimensions de l'urbanisation ? Quels en sont les facteurs ? Comment l'urbanisation se développe-t-elle en Suisse ? Quelles en sont les conséquences sur le système politique local de la Suisse ?

0185.02.0003/06 · Item (en) · 19 février 1976
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Conférence inaugurale de l'exposition James Stirling par James STIRLING, architecte, Londres.
Né à Glasgow en 1926, formé de 1945 à 1950 à la Faculté d'Architecture de l'Université de Liverpool, trouvant de précieuses références surtout dans l'oeuvre de Le Corbusier mais également chez Terragni, Wittkower, Rowe, etc.. James Stirling réagit contre les limitations formelles qu’impose le « style international » de l'architecture moderne, Son travail fait preuve d'un grand respect de l'histoire, d'un don exceptionnel pour la composition géométrique des surfaces et des volumes et d'un degré d'imagination et d'invention remarquable dans l'emploi des matériaux traditionnels. James Stirling compte parmi les plus grands architectes contemporains.
Citons parmi ses oeuvres réalisées les plus importantes : les logements de Ham Common (1955), Leicester University Engineering Building (1959), la Faculté d'Histoire de Cambridge University (1964), les logements des étudiants à l'Université de St Andrews (1964), Queen’s College à Oxford (1966), des logements à Runcom New Town (1967).

0185.02.0003/07 · Item (en) · 4 mars 1976
Part of BIANCHI Edith

Film de Miklos SZIJJ.
Très beau court-métrage en 35 mm sur le patrimoine architectural de la Hongrie et le résultat de la conservation des monuments historiques et de l'architecture populaire. Ce film a reçu la médaille d'or du Festival international de l'Union internationale des Architectes à Madrid en mai 1975.

0185.02.0005/04 · Pièce- · 2 février 1978
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Frank Lloyd Wright : dessins 1887-1959 par Allen BROOKS, professeur d'histoire de l'art au Département des Beaux-Arts de l'Université de Toronto. 
Les formes architecturales de Frank Llyod Writh ont exercé une influence particulière sur les architectes du monde entier. Mais sa contribution la plus révolutionnaire s’est effectuée dans le domaine de l'espace intérieur. La pièce, entourée de 4 murs, d'un plancher et d'un toit, existe depuis que l'homme construit des habitations pour se loger. Wright, en définissant l'espace de manière implicite au lieu de l'enfermer, a inauguré une nouvelle époque de l'histoire de l'architecture. Sa conception de l‘espace et ses conséquences sur notre avenir seront les sujets de cette conférence.


Eldred Evans & David Shalev
0185.02.0005/05 · Pièce- · 22 février 1978
Part of BIANCHI Edith

Conférence inaugurale de l'exposition Evans & Shalev par David SHALEV, architecte, Londres
. Les deux jeunes architectes britanniques Eldred Evans et David Shalev ont produit un grand nombre de projets mais réalisé seulement trois d'entre eux : une école à Newport de 1967 à 72, un home d'enfants à Camden de 1972 à 77 et un foyer pour personnes handicapées à Camden de 1972 à 78. On trouve dans tous leurs projets une sensibilité particulière pour la conception spatiale et la forme bâtie comme réponse à un programme complexe et une grande rigueur pour traduire des concepts par l'intermédiaire de la technologie.
 Ils précisent les termes de leur travail comme suit : 
- Un ordre hiérarchique pour mettre en relation le privé et le communautaire en manipulant la transition et la progression de l'intérieur vers l'extérieur et vice-versa 
- Une liberté de mouvements avec la possibilité de choisir des cheminements multiples (circulations et entrées)
- La complexité spatiale en réponse à des programmes complexes et à un besoin d'une perpétuelle ré-interprétation de l'utilisation 
- Le choix d'une technique de construction servant l'idée tridimensionnelle et les espaces que nous souhaitons créer (système structurel, méthode de construction, matériaux, installation).

Antonio Sant’Elia
0185.02.0005/12 · Item (en) · 16 novembre 1978
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Conférence de Luciano MIOTTO-MURET, architecte, professeur à Paris VIII
Trois cents dessins, deux écrits (Messagio et Manifesto dell Architettura futurista), pratiquement pas de réalisations : Sant’Elia n’a travaillé que six ans, y compris le temps de ses études. Pourtant il reste le plus prestigieux représentant de la culture architectonique italienne d'avant la première guerre : son ambiguïté entre ses origines Liberty (ou sécessionnistes) et l'avant-garde futuriste traduit les désaccords, les tensions sociales et culturelles de l'Italie de 1909-1915. En même temps, ses projets utopiques de la Cita Nuova soulignent les désaccords du « modernisme mécanique » préconisé par les futuristes. 


0185.02.0005/14 · Pièce- · 30 novembre 1978
Part of BIANCHI Edith

Conférence de Dobroslav PAVLOVITCH, docteur en architecture, Professeur à l'Université de Belgrade, à l'initiative de Plemenka Supic, assistante au DA
En Serbie, les construction en bois les plus intéressantes sont les églises de village, monuments précieux de l'architecture vernaculaire. Le dernier siècle passé sous le joug des Turcs a obligé les Serbes à enfouir les églises au fond des forêts pour les dérober à la vue. Leurs proportions sont celles d'une simple maison en bois de forme rectangulaire. Le toit haut et abrupt, couvre tout le bâtiment. La croix se distingue à peine du faîtage. l'emplacement de la petite église, ses dimensions, ses fermes, sa décoration, tout dénote l'époque de la construction. l'église en bois est avant tout le monument de l'insurrection, la preuve d'un art original et raffiné, inné au peuple serbe (DP ).

0185.02.0006/04 · Item (en) · 5 et 6 février 1979
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Séminaire organisé par quelques étudiants et enseignants de l'EPFL et de l'EAUG avec Manfredo TAFURI
. Pourquoi inviter Manfredo Tafuri ? Il y a tout d'abord ce premier désir : inviter Manfredo Tafuri à la discussion large de ses théories les plus actuelles. Il fallait tenter, pour cela, de révéler l'importance de son travail théorique, justifiant ainsi l'organisation d'un séminaire qui se caractérise d'abord par sa programmation partagée. Cette invitation s’inscrit à la suite d'un important travail préparatoire qui a rassemblé quelques étudiants et enseignants de Lausanne et Genève, travail dont le produit se présente sous la forme d'un dossier de textes que nous proposons comme premier cadre théorique au débat. 
Manfredo Tafuri, né à Rome en 1935, obtient son diplôme d'architecture en 1960. Dès 1962, après une brève activité de projet, il se consacre exclusivement à l'histoire de l'architecture. Il devient en 1968 titulaire de la chaire d'Histoire de l'architecture et fonde l'Istituto Universitario d'Architettura di Venezia qu’il dirige depuis lors. En tant que membre du conseil de rédaction de la revue italienne Casabella, il participe à la redéfinition du nouveau programme rédactionnel de celle-ci, depuis sa dernière restructuration en 1976. En Suisse, la personnalité et les travaux de Manfredo Tafuri son reconnus dès la publication d'articles dans la revue Werk puis la revue Archithèse. Sa première contribution, dans laquelle il discute la pertinence de l'apport de la sémiologie à l'architecture, remonte à 1971.
Depuis 1970, Manfredo Tafuri se consacre en particulier à la formulation d'une nouvelle historiographie de l'architecture qui se définit selon une double fonction : elle doit être en premier lieu un chapitre particulier d'une histoire générale du travail intellectuel ; en second lieu, elle doit s’intégrer dans l'histoire des structures et des rapports de production. Tafuri met l'accent sur le fait que l'architecture est une forme particulière de travail intellectuel et que le travail intellectuel de l'architecte s’articule sur une gamme d'activités directement productives.
Ce projet radical ne saurait être discuté dans son ensemble : nous ne proposons ici que trois questions qui seront développées par Manfredo Tafuri. Elles définissent l'entame d'un débat : 
- la remise en question du rôle actif de l'idéologie dans l'architecture et la crise des avant-gardes
- la transformation du rôle productif du travail intellectuel de l'architecte dans la division sociale du travail et le passage du travail concret (l'architecte comme artisan) au travail abstrait (le bureau comme fabrique) 
- l'expérimentation et les nouvelles pratiques possibles dans un nouveau rôle du technicien producteur.
l'invitation de Manfredo Tafuri est donc l'amorce d'un débat qui doit encore se dégager en Suisse. Ces questions, bien sur, dépassent le cadre spécifique que leur assigne l'espace du séminaire, mais elles constituent sans doute quelques arguments suffisants pour commencer à questionner publiquement le statut social de l'architecte en Suisse. (Pierre-Alain Croset, étudiant au DA, Diego Peverelli, EAUG)


0185.02.0006/06 · Item (en) · 16 mai 1979
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Conférence inaugurale de l'exposition Paolo Portoghesi, par Paolo PORTOGHESI architecte, historien de l'art et directeur de la Biennale de Venise, invité à l'initiative du Professeur Jean-Marc Lamunière
Né à Rome en 1931. Diplôme d'architecture de l'Université de Rome en 1957. Exerce depuis 1958 en tant qu’architecte et urbaniste aussi bien en Italie qu’à l'étranger. S’associe en 1964 avec l'ingénieur Vittorio Gigliotti pour la création du Studio de Porta Pinciana. Assistant à l'Université de Rome de 1958 -1966. Professeur d'histoire de l'architecture à l'Ecole polytechnique de Milan dont il préside la Faculté d'architecture depuis 1968. Prix national de l'Institut italien d'architecture en 1963. Directeur de la revue Controspazio depuis 1969 et de l‘Encyclopédie d'architecture et d'urbanisme.


0185.02.0006/09 · Item (en) · 14 juin 1979
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Conférence de Nicole HAUMONT, sociologue, Institut de sociologie urbaine de Paris, invitée à l'initiative du Professeur Michel Bassand
. Dans le champ de l'analyse sociologique appliquée à l'habitat, un problème particulier est celui de la pratique du logement par les habitants, Nous exposerons les résultats des recherches effectuées par l'Institut de Sociologie Urbaine des différents types de logement urbain en France (individuels, collectifs, en propriété et en co-propriété). Ces recherches ont montré l'importance des modèles culturels (sociabilité, « élevage des enfants, rôle masculin, féminin, sexualité) dans l'organisation des espaces du logement.


0185.02.0007/04 · Item (en) · 21 mai 1980
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Conférence de Paul CHOMBART DE LAUWE, maître de recherches au CNRS, Paris. 
Sera examinée la notion de quartier dans les diverses perspectives des sciences humaines ainsi que dans les rapports avec les multiples niveaux de la vie sociale.

0185.02.0007/14 · Item (en) · 18 novembre 1980
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Conférence de Jean-Louis COHEN, architecte, professeur à l'Unité pédagogique no 1 et à l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées, Paris. 
La rencontre du client idéal, de l'industriel moderne à la fois puissant et éclairé, a hanté Le Corbusier dans tout l'entre-deux guerres et au-delà. Bat’a, « le roi de la chaussure » tchécoslovaque, artisan d'une des plus complètes applications du taylorisme en Europe fut l'un de ceux qui entendirent l' « appel aux industriels » lancé par Le Corbusier. Fasciné par la modernité et le paternalisme de Bat’a, ce dernier fit ses projets pour l'aménagement de Zlin en Moravie, et d'Hellocourt - la Bataville française - un hymne à la rationalisation de l'espace du travail : parallèlement, les projets de Le Corbusier pour les boutiques Bat’a et pour le pavillon de l'industriel à l'exposition universelle de Paris en 1937 exaltent d'une part les valeurs du négoce, de la vente et celles de la direction d'entreprise, des chefs. Infructueuse au total, la rencontre entre Le Corbusier et Bat’a permet de mesurer la dimension magique de l'invocation du machinisme à l'oeuvre dans tant de secteurs de ce qu’il est convenu d'appeler le « Mouvement moderne »
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0185.02.0007/16 · Pièce- · 5 décembre 1980, 17 décembre 1980, 13 janvier 1981
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Conférence d'Angelo ROSSI : la décentralisation urbaine en Suisse.
Conférence d'Antoine HAUMONT : Les déplacements quotidiens des citadins péri-urbains.
Conférence de Philippe AYDALOT : La mobilité des activités économiques. l'entreprise dans l'espace urbain.

0185.02.0008/02 · Item (en) · 21 janvier 1981
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Conférence de Giorgio CIUCCI, professeur à l'Institut Universitaire d'Architecture de Venise. 
Le thème de la représentation en architecture de la perspective centrale à l'axonométrie est l'expression d'une recherche sur la transformation qui est arrivée dans la refiguration de l'espace comme conséquence d'une mutation du concept de l'espace entre le 15e et le 17e siècle.
Depuis la Renaissance, à partir de Brunelleschi et à travers la représentation en perspective, il est possible d'observer la nature et de comprendre ses lois harmoniques les plus intimes, jusqu’à la création d'une seconde nature qui est l'architecture : la ville idéale est la création d'un espace artificiel qui se confronte avec l'espace naturel.
Avec la naissance de la science moderne, l'art et en particulier l'architecture n’expliquent plus les lois de la nature, les proportions ne règlent plus l'harmonie de l'espace, la géométrie n’est plus un absolu : on arrive à la compréhension et à la possession de l'espace à travers l'application d'une méthode rationnelle rigoureuse. La perspective devient un langage pour une communication technique, utile pour la « description » des objets : elle fait partie au 17e siècle de la géométrie prospective. 
A la fin du 18e, la géométrie descriptive de Gaspard Monge permet de dessiner scientifiquement l'objet dans l'espace : la reproduction technique devient le système de communication entre ceux qui projettent et ceux qui sont chargés de l'exécution. Quelques dizaines d'années plus tard, l'invention de l'axonométrie permet de représenter et de mesurer d'une manière très simple et détachée un objet qui maintenant flotte dans un espace rationnel.